dimanche 7 septembre 2008

L'autre bout du monde

On dit qu'il y fait toujours beau
C'est là que migrent les oiseaux
On dit ça
De l'autre bout du monde

J'avance seule dans le brouillard
C'est décidé ça y est, je pars
Je m'en vais
À l'autre bout du monde

L'autre bout du monde

J'arrive sur les berges d'une rivière
Une voix m'appelle puis se perd
C'est ta voix
À l'autre bout du monde

Ta voix qui me dit mon trésor
Tout ce temps, je n'étais pas mort
Je vivais
À l'autre bout du monde

L'autre bout du monde

Sur la rivière il pleut de l'or
Entre mes bras je serre ton corps
Tu es là
À l'autre bout du monde

Je te rejoins quand je m'endors
Mais je veux te revoir encore
Où est il
L'autre bout du monde ?

dimanche 24 août 2008

30 ans!!

samedi 16 août 2008

La joueuse de Go

Autour de moi les feuillages s'agitent. Mon regard se pose sur une cigale aggripée è un arbre. Sa cuirasse s'est ouverte en une large fente, d'où émerge un corps translucide. Traversée de tremblements cette nouvelle vie se deploie, s'étire, se tord, se balance. J'attends le moment où elle se detachera de sa depouille et l' incite à grimper sur mon doigt. A la clarté de la lune la cigale molle ressemble a une sculpture de jade ciselée par un artisan habile. Ses ailes s'allongent sur une chair de soie, comme deux gouttes de rosée prêtes à tomber. Je touche l'extremité de son abdomen. A peine l'ai je frolé que ses veines se décomposent, sa transparence s'altere. L'insecte émet un liquide d'encre. Son corps s'affaisse. L'une de ses ailes enfle, éclate, et se répand en larmes noires.

samedi 9 août 2008

Crépuscules Ceruléens

Je veux parler du bonheur et du bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l'on se sent a l'unisson avec le monde.
Je veux parler du temps qu'il fait au début de juin, d'harmonie et de repos béat, de rouge-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière de quatorze heures et qu'on sent autour de soit la chaude étreinte de l'air.
Je veux me rappeler les crépuscules ceruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des ours, la nuit dans les bois.
Je veux me rappeler tout cela. Et si tout c'est trop demander, alors une partie. Non, plus qu'une partie. Presque tout. Presque tout avec des blancs réservés pour ce qui manque.
Un bout de ciel bleu ici; là un boulot dont l'écorce reflete la lumière du soleil. des nuages qui ressemblent à des visages humains, à des cartes géographiques, à des animaux de rêve dotés de dix pattes. L'éclair soudain d'un orvet qui se faufile dans l'herbe. les quatre notes de lamentation moqueuse d'un oiseau invisible. Les milliers de feuilles d'un tremble fremissant comme des papillons blessés au souffle du vent dans les branches.

vendredi 9 mai 2008

and i wake up alone

It's okay in the day I'm staying busy
Tied up enough so I don't have to wonder where is he
Got so sick of crying
So just lately
When I catch myself I do a 180
I stay up clean the house
At least I'm not drinking
Run around just so I don't have to think about thinking
That silent sense of content
That everyone gets
Just disappears soon as the sun sets

This face in my dreams seizes my guts
He floods me with dread
Soaked in soul
He swims in my eyes by the bed
Pour myself over him
Moon spilling in
And I wake up alone

If I was my heart
I'd rather be restless
The second I stop the sleep catches up and I'm breathless
This ache in my chest
As my day is done now
The dark covers me and I cannot run now
My blood running cold
I stand before him
It's all I can do to assure him
When he comes to me
I drip for him tonight
Drowning in me we bathe under blue light

His face in my dreams seizes my guts
He floods me with dread
Soaked in soul
He swims in my eyes by the bed
Pour myself over hiM
Moon spilling in
And I wake up alone
And I wake up alone
And I wake up alone
And I wake up alone

dimanche 2 mars 2008

"Voici le plus atroce: l'art de la vie consiste à cacher aux personnes les plus chères la joie que l'on a à être avec elles, sinon on les perd."

vendredi 29 février 2008

mongolie

En Mongolie par -30, un homme vit avec son fils de 4 ans dans les égouts de la ville. Il passe ses journées à rammasser les détritus pour se nourrir lui et son fils. Personne ne lui adresse la parole, il a les yeux remplis de larmes, son petit garçon ramasse les déchets par terre il a le visage tout noir, ils vivent dans les déchets sous terre au milieu des tuyaus bouilants pour ne pas mourrir de froid.

mercredi 2 janvier 2008

at home

DESSERT

dimanche 30 décembre 2007

louise and the flowers

MI VIDA



Mi vida, lucerito sin vela,
Mi sangre de la herida,
No me hagas sufrir más.

Mi vida, bala perdida
Por la gran vía, charquito de arrabal.
No quiero que te vayas,
No quiero que te alejes cada día más y más.

Mi vida, lucerito sin vela

Mi vida, charquito d'agua turbia,
Burbuja de jabón,
Mi último refugio, mi última ilusión,
No quiero que te vayas cada día más y más

Cada dia menos esperanzas

montanya valenciana pel matí

paisatge valenciá : pego

mardi 18 décembre 2007

pau dans paris -3

pau dans paris -2

pau dans paris -1

ça brille !!!!!

rue eau de robec

mercredi 12 décembre 2007

rue des petites écuries

La rousse au chocolat 1976

Dans la salle d'attente
De la gare de Nantes,
J'attends,
Un vieux légionnaire
S'endort sur sa bière en chialant
Qu'est-ce que j'donnerais pas pour être au chaud
Dans les bras de cette fille de Saint Malo
Qui serrait son matelot sur le quai

J'ouvre un magazine et je vois
Une jolie p'tite rousse
Qui s'tape une mousse au chocolat
Ses lèvres gourmandes
M'invitent à en prendre avec elle
Rien qu'une cuillère
Avant qu'sa grand-mère
Ne revienne

Dans la salle d'attente
de la gare de Nantes,
J'attends
Juste le retour du printemps

MARIA PAULA ;)

LUMIERES EN CAGE

PAPA/MAMAN/LOUISE

dimanche 9 décembre 2007

ça s'efface


LIBERTE DANS LE TROUPEAU EGALITE DEVANT LE BOURREAU FRATERNITE DANS LE GHETTO - RENAUD SEYCHAN

champs de lin

SEULE


Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien,
Comme un ciel déserté,
Une terre sans soleil,
Comme pays perdu
Sans couleur,
Sans clarté,
Sans étoile,
Egarée
Comme épave perdue,
Comme épave perdue,

Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien

Comme épave perdue,
Je me cogne et me brise,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule...

PIRENEUS FRANCESES


VOLANDO VOY VOLANDO VENGO!!!!

LUCE EN LA LUZ 06-06

tram com rafa

aterrissage à nouadhibou


Un pays blanc fait de poussières et de sable, le sable est la terre, le sable est la rue, le sable sont les maisons, le sable recouvre les peaux et les paupières, le sable est un nuage et le nuage st le ciel, et le ciel se perd sur une ligne indéfinie, pas de point d'accroche pas d'horizon.

NORMANDIE LE MEME JOUR

NORMANDIE PLAGE

valencia torres de serrano hasta ellas la hecho de menos

dimanche 25 novembre 2007

paris de haut

barcelona por la ventana

lisboa por la noche

COBARDES (que se reconeceran)

La cobardía es asunto
de los hombres, no de los amantes.
Los amores cobardes no llegan a amores,
ni a historias, se quedan allí.
Ni el recuerdo los puede salvar,
ni el mejor orador conjugar.

LA LACHETE C'EST L'AFFAIRE DES HOMMES
PAS DES AMANTS
LES AMOURS LACHES N'ARRIVENT PAS A ÊTRE DES HISTOIRES
ELLES RESTENT LÀ
LE SOUVENIR NE PEUT LES SAUVER
ET LE MEILLEUR ORATEUR NE POURRA JAMAIS LES CONJUGUER


Sylvio Rodriguez, artista cubano

haricot aux fleurs

valencia desde casa vicent

mercredi 21 novembre 2007

LULU

pour lolo qui va être papou

Ce qui est dit doit être fait
Ce qui est fait était écrit
C'est comme ça
C'est la vie
Le vingt-quatre/neuf/quatre-vingt-dix
Ma p'tite gonzesse a vu le jour
Dans la nuit
C'est comme si
Un tremblement d'terre
Un volcan, un raz-de-marée
Me secouaient de la tête aux pieds
Le long de la voie lactée
Le long de la voie lactée

Soleil de plomb dans la nuit noire
J'me sens comme un lion dans un square
C'est la vie
C'est l'traqu'nard
De l'aube jusqu'au lend'main matin
J'ai alerté tous les pingouins
D'la galaxie
J'suis papa
Si on savait tout
De c'qui nous reste à prouver
Est-ce qu'on s'mouill'rait jusqu'au cou
Pour le genre de p'tite beauté
Qui vous ligote au pied de son berceau

Va ma reine, va là où tu veux
Mon amour jamais ne te quitt'ra des yeux
Va mon ange, ouvre le chemin
A l'étrange aventurière du destin

Y a tant d'folie et trop d'misère
Tout c'qui a été dit reste à faire
C'est comme ça
Mais pourquoi
On laisse tourner l'monde à l'envers
Sans prendre l'air, sans s'donner le temps
De r'tourner
A l'endroit
Où il fait bon vivre
Pour la fleur du genre humain
Celle qu'a b'soin d'être arrosée
Tous les jours
Comme la plus belle des roses de l'amour
Comme le plus beau cadeau de la vie

Amour de ma vie, Iziou

vendredi 16 novembre 2007

lisboa

sisters in summer

dimanche 11 novembre 2007

jardin du grand lucé

pau

nosotras que no somos como las demas



El mar le acariciaba todo el cuerpo como ningun ser humano podrá hacerlo nunca.
La acoge,la envuelve y la tranquiliza. La balancea, la arrastra, juega con ella. Le lame los pezones,y consigue ponerselos de punta mientras las olas le besan todo el cuerpo, y a cada patada que Suzi da para avanzar, el agua que viene y va se desliza entre sus piernas como la lengua de un amante experto. La mima , la duerme, la saca de si misma. El cansancio y el efecto narcótico del agua le
hacen trascender mas allà de su propio cuerpo, y la vuelve a llevar hasta ella misma, a lo que era antes de nacer, antes de que el mundo le conviertera en un ser perverso y socializado, màs preocupado por la opinion de los otros que por sus propios y basicos deseos.

iseult

FESTES DE GRACIA 2005

"---/

la solitude la plus extrême qui puisse être

Elle est très différente de toi. Elle a surmonté beaucoup d’épreuves jusqu'à présent – des épreuves inhabituelles c’est le moins qu’ on puisse dire Elle sait beaucoup de choses que tu ignores, elle a connu des émotions que tu n’as pas encore goutées Plus les gens avancent dans la vie plus ils font la différence entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Elle a pris des décisions dont elle a constaté les effets (….) Toi, tu t’es efforcé de devenir plus fort. Et dans une certaine mesure tu as réussi. Mais maintenant tu es dans un monde nouveau, face à des situations nouvelles. Et tu te sens complètement perdu.
(….)
Ma deuxième journée dans la montagne se déroule lentement de façon identique a la première. La seule différence, minime, c’est le temps. S’il avait été le même que la veille j’aurai perdu toute notion du calendrier. Hier et aujourd’hui se seraient confondu dans le même continuum, comme un bateau ayant perdu son ancre erre sur l immensité de l océan .
(…)
Cette nuit, allongé dans le noir, les yeux grands ouverts je retiens mon souffle, j’attends de voir une silhouette. Je prie pour qu’elle apparaisse, mais je ne sais pas si mon souhait a une chance ou non de se réaliser…. Je finis par sombrer dans le sommeil (…) en fait ce n’est peut être pas un rêve. Tout est tellement clair , net et cohérent, je ne sais pas comment il faut appeler ça. Disons que c’est un phénomène onirique. …J’ai l’impression d’être revenu en arrière, et de me trouver à un carrefour décisif. (…) On doit être ‘a une heure de la nuit où même les horloges ont disparu dans les profondeurs des ténèbres.
(…) Je bois plusieurs verres d’eau, sans parvenir à étancher ma soif. Je suis seul, si seul que c’en est insupportable. Dans une obscurité absolue, entouré par la forêt , dans la solitude la plus extrême qui puisse être. Ici, plus de saison, plus de lumière. Je retourne m’asseoir sur le lit et soupire profondément dans les ténèbres qui m enveloppent.

samedi 10 novembre 2007

gabi pensant

basile

rue des vinaigriers

almendros en invierno

mas de les palmes

gaet et jeanette

gabi en juliol

platja salvatge

el pais valencia

yan a la barna


petite fille et lait

un grain de poussière

j'suis qu'un grain de poussière, un grain de poussièrequi colle à tes bottines, qui bloque la machine ,qui fait de la ville un désertun fils de la terre et du ventj'suis qu'un grain de poussière, un grain de poussièreperdu comme un enfant dans l'oeil du firmament prisonnier d'un courant d'airun grain de poussière, un fils de la terre et du ventj'suis qu'un grain de poussière, un grain de poussièrequi erre à la lisière de l'enfer et du cielun ange gardien du néant un grain de poussière infiniment petit ou grand.....

(texte de jacques higelin)


thé au sahara

petite fille à l"épaule nue

petite fille à l"épaule nue

COM UN ARBRE NU


Com un arbre nu, com dibuix fet al vent,
Comme un arbre nu, comme un dessin fait dans le vent
com un arbre nu, jo, l'ocell.
Comme un arbre nu, moi je suis l'oiseau
Com del mar un port, món silent, cau d'amor,
Comme un port sur la mer, un monde silencieux, cri d'amour
com del mar un port, jo, el vaixell.
Com un port sur la mer, moi je suis le bateau
L'infinit tot d'un cop i el silenci absolut.
L'infini soudain et le silence absolu
Som el món sencer i també el no-res.
Nous sommes le monde entier, et aussi le néant
Tanca els ulls: som esperit.
Ferme les yeux, nous somme des esprits
Obre els ulls: som el cos.
Ouvre les nous sommes des corps
Som la llum del sol, de la nit la foscor.
Nous sommes la lumiere du soleil, et l'obscurité de la nuit
Com un llibre blanc on hi ha escrit el meu nom.
Comme un livre blanc où est écrit mon nom
Com un llibre blanc, jo, aquell mot.
Comme un livre blanc, et moi je suis ce mot
Com una cançó, joc del so joc del to.
Comme une chanson, jeu de son, jeu de ton
Com una cançó, jo, l'acord.
Comme une chanson, moi je suis l'accord.

Lluis LLach